Il était bon élève, dans les premiers de sa classe. Il aurait pu
continuer les études. Mais à Renens à cette époque, les études
supérieures c'était pour les riches, un notaire et le fils d'un
entrepreneur, il précise. Lui n'a pas pu. Ça l'a marqué toute sa vie. Il
ne comprend pas qu'on sélectionne les enfants sur le portefeuille de
leurs parents plutôt que sur leurs capacités. Pourtant si on lui demande
ce qu'il changerait à son parcours, il répond : rien.
Il n'est pas du genre à se plaindre. C'était à la fois ce que j'admirais
et ce qui m'agaçait chez lui. À 15 ans il a commencé son
apprentissage et il a tout donné. Ce
que ça donnait en dehors de l'école, c'est sur la page
adolescence.